Apprendre à recevoir : ce que le shiatsu nous enseigne sur le lâcher-prise
- Betty Shiatsu
- 19 févr.
- 2 min de lecture

Recevoir semble simple.
Et pourtant, pour beaucoup, c’est un véritable défi.
Recevoir un soin, de l’attention, du soutien… Cela demande parfois bien plus de courage que de donner.
Dans nos vies, nous avons appris à faire, à tenir, à gérer, à avancer. À être autonomes, efficaces, disponibles pour les autres. Mais recevoir, vraiment, implique autre chose : ralentir, s’ouvrir, faire confiance.
C’est souvent là que le corps résiste.
Quand recevoir devient inconfortable
En séance de shiatsu, il n’est pas rare de sentir cette tension au début : le corps reste vigilant, la respiration est courte, l’esprit cherche à comprendre, à anticiper.
Recevoir un soin, c’est accepter de ne plus diriger. De ne plus contrôler ce qui se passe. De laisser quelqu’un d’autre être à l’écoute de notre corps.
Pour certains, cela réveille une gêne : Ai-je le droit de prendre ce temps ? Est-ce que je mérite ce repos ? Que va-t-il se passer si je lâche ?
Le shiatsu ne force rien. Il accueille ces résistances comme des informations précieuses.
Recevoir, ce n’est pas ne rien faire
Recevoir n’est pas une passivité. C’est une disponibilité intérieure.
Dans une séance, le corps apprend peu à peu à se déposer. La respiration s’allonge. Les tensions se relâchent, non parce qu’on les a “travaillées”, mais parce qu’elles ne sont plus nécessaires.
Le shiatsu crée un cadre sécurisant, stable, respectueux, dans lequel le corps peut enfin dire : Je peux me laisser faire.
C’est souvent à cet endroit précis que quelque chose change.
Le lâcher-prise n’est pas une injonction
On parle beaucoup de “lâcher-prise”, comme s’il suffisait de le décider. Mais le lâcher-prise ne se commande pas. Il se vit.
Le shiatsu ne demande pas d’effort. Il n’attend rien. Il propose simplement une présence constante, attentive, ancrée.
Dans cette qualité de toucher, le corps comprend qu’il n’a plus à se défendre. Alors, parfois, il lâche. Un peu. Puis davantage.
Recevoir comme acte de reconnexion
Apprendre à recevoir, c’est apprendre à se rencontrer autrement. À écouter ses besoins sans les juger. À reconnaître sa fatigue, ses limites, ses élans.
Recevoir un soin, ce n’est pas un luxe. C’est une façon de rétablir un dialogue avec soi-même.
Le shiatsu n’apporte pas quelque chose de l’extérieur. Il aide à retrouver ce qui est déjà là, mais que le bruit du quotidien avait recouvert.
Conclusion : s’autoriser à être porté
Recevoir, c’est s’autoriser à être soutenu, ne serait-ce qu’un instant. À ne pas porter seul. À faire confiance au rythme du corps.
Si cette idée résonne en vous, si vous sentez que votre corps aurait besoin d’un espace où il n’y a rien à faire,
rien à réussir, rien à expliquer…
Je vous accueille en séance de shiatsu, pour explorer ensemble l’art simple et profond de recevoir.




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