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Le vide, le plein et l’équilibre

  • Photo du rédacteur: Betty Shiatsu
    Betty Shiatsu
  • 10 nov. 2025
  • 3 min de lecture

(Shiatsu et circulation de l’énergie vitale)


Il y a des jours où tout déborde : trop de choses, trop de pensées, trop d’émotions.Et d’autres où tout semble au ralenti : le corps lourd, le souffle court, l’élan qui s’éteint.

Notre énergie vitale — le Ki, comme on l’appelle dans la tradition japonaise — vit elle aussi ces cycles. Elle se déploie, se retire, circule, s’adapte. C’est son mouvement naturel, semblable aux marées ou au souffle : une alternance entre le vide et le plein.


Le Shiatsu nous aide à écouter, accompagner et réharmoniser ces mouvements intérieurs.




Quand le plein déborde

En Médecine Traditionnelle Chinoise, le “plein” correspond à une accumulation d’énergie : trop de tension, trop de chaleur, trop d’agitation. Le corps le traduit souvent par des signaux :

  • crispations musculaires,

  • sommeil léger,

  • digestion agitée,

  • pensées incessantes.


Dans ces moments-là, le Shiatsu agit comme un canal de régulation. Par le toucher, le praticien stimule des points précis le long des méridiens, ces lignes de circulation du Ki. La pression invite l’énergie à se disperser là où elle stagne, à retrouver une direction fluide.


On ne “vide” pas le corps — on libère le mouvement. Et quand l’énergie circule à nouveau, le mental s’apaise, la respiration s’ouvre, la chaleur redescend naturellement.


Quand le vide s’installe

Le “vide” en énergétique désigne un manque de Ki : un épuisement, un creux de vitalité. Cela peut venir d’un surmenage, d’un manque de repos, d’émotions refoulées ou simplement d’un rythme trop soutenu.

Le Shiatsu, dans ces cas, ne cherche pas à “remplir” : il soutient la production et la circulation de l’énergie. Les pressions lentes et profondes sur certains méridiens — ceux des Reins, de la Rate ou du Poumon par exemple — favorisent la détente, la respiration et la recharge énergétique.

Ce travail doux nourrit le vide sans brusquer, un peu comme on ravive un feu en ajoutant du petit bois plutôt qu’une bûche entière.


L’équilibre : un mouvement vivant

Dans la vision orientale, l’équilibre n’est jamais fixe. Il naît du dialogue constant entre le Yin et le Yang, entre repos et action, vide et plein.

Le Shiatsu ne cherche donc pas à “corriger” le corps, mais à l’accompagner vers sa juste oscillation. En relançant la circulation du Ki, on aide l’organisme à retrouver sa propre intelligence d’équilibre : le corps s’autorégule, les tensions se relâchent, la vitalité revient sans effort.


Écouter ses rythmes pour se relier à soi

Dans nos vies rapides, nous perdons souvent le contact avec ces cycles naturels. Le Shiatsu nous invite à revenir à ce dialogue silencieux : écouter le souffle, sentir la chaleur sous les mains, percevoir où l’énergie circule — ou pas encore.

Prendre un moment pour observer comment on se sent : fatigué, nerveux, dispersé… C’est déjà un premier pas vers l’équilibre.

Et quand ce corps qu’on croyait lourd, tendu ou vide commence à respirer de nouveau, on comprend que le mouvement de la vie n’avait jamais disparu — il attendait simplement qu’on le laisse passer.


En résumé

Le vide, le plein, l’équilibre : trois visages d’un même flux, celui de notre énergie vitale. Le Shiatsu, par son toucher attentif et ses pressions justes, aide à :

  • décharger le trop-plein,

  • réveiller ce qui s’est vidé,

  • remettre du mouvement là où la vie s’est figée.


C’est une écoute du corps, profonde, silencieuse, et une invitation à vivre en accord avec le rythme du vivant — le nôtre.


Chaque jour le corps parle.

Une séance de Shiatsu, c’est l’occasion de l’écouter autrement.



 
 
 

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